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 Niels — Look what you made me do

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sweet - older by the minute

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◆ Minutes : 2
◆ Erre ici depuis : 27/08/2017

◆ Âge : 38 ans
◆ Métier : Docteur en Biologie spécialisé en Parasitologie, il est actuellement chercheur à l'institut de recherche de la ville.

◆ Dispo RP : Entièrement disponible

◆ Avatar : Hugh Dancy
◆ DC : Emrik, la drama queen et Luke, le militaire
◆ Crédits : potterbird

Sujet: Niels — Look what you made me do — Mer 20 Sep 2017 - 1:24

niels lhermann


âge ◆ 38 ans, né le 30 août 1979, il n'appréciait pas particulièrement ses anniversaires jusqu'à ce qu'ils deviennent la preuve qu'il est encore normal.
nationalité ◆ Né à Odense au Danemark, il y a vécu une partie de son enfance avant d'aller faire ses études à Copenhague.
en ville depuis ◆ Il est arrivé à Vejle il y environ douze ans maintenant, lorsqu'on lui a proposé un poste particulièrement bien payé.
métier ◆ Docteur en Biologie spécialisé en Parasitologie, il est actuellement chercheur à l'institut de recherche de la ville.

situation matrimoniale ◆ En couple avec Lennart depuis deux ans, ils cherchent à construire la suite de leur relation en devenant propriétaires d'un même toit.
orientation sexuelle ◆ Les mentalités ont particulièrement évolué depuis son adolescence, tant et si bien que Niels ne s'en cache plus désormais ; il est homosexuel.

groupe ◆ Sweet
avatar ◆ Hugh Dancy
le temps ◆ Il passe la plupart de ses journées penché sur ce problème. C'est pour cette raison qu'il est aussi bien payé, qu'il n'a pas quitté la ville depuis plus d'une décennie, bien avant que cette affaire ne fasse autant de bruit et qu'elle fasse les gros titres des journaux de Danemark et d'ailleurs. Et plus il étudie le phénomène, plus ça le dégoûte. Lui qui craignait déjà d'attraper toutes les maladies du monde, le voilà à maintenant angoissé de se réveiller un matin pour remarquer que les rides déjà présentes sur son visage ne se creusent pas davantage. Il fait son possible pour mettre au point un vaccin, un remède, quelque chose pour rendre un peu de leur vieillesse à ceux qui n'en n'auront jamais. Mais pour l'heure, il n'a rien trouvé de suffisamment sain pour que le résultat soit vendu en pharmacie.

caractère ◆ ll perd trop de temps chaque jour. À compter le nombre de mouvements circulaires qu'il fait en faisant sa vaisselle, à reposer chaque assiette avant de la reprendre - elle ne peut pas être propre s'il termine sa routine sur un nombre impair. Il faut que les chaussures dans l'entrée soit parfaitement alignée, que le lit soit toujours fait, que la poussière ne s'attarde jamais sur ses étagères ou sur ses meubles. Sinon c'est tout son corps qui réagit, ses poumons qui se serrent, son coeur qui se noie ; il a l'impression d'étouffer sous les microbes et les bactéries, qu'il va mourir contaminé par une de ces infections rares qu'il a eu l'occasion de croiser dans des bouquins de biologie. Mais depuis que Len est arrivé, il respire davantage. Il relativise, se répète les mêmes phrases en boucle pour se rassurer, et tente de prouver qu'il fait des efforts. Il se félicite même quand il arrive enfin à prendre son déjeuner à la cantine du labo sans avoir à se préparer son propre repas, ni à nettoyer ses carottes et ses pommes trois fois avant de les ingérer. Vraiment, depuis que Len est là, il respire. Il est plus souriant que d'ordinaire, plus poli, mais il doit encore faire des efforts lorsqu'il fait de nouvelles rencontres. Fermé, froid, de mauvaise foi, il a tendance à toujours blamer les autres et à ne jamais se remettre en question. Parce que c'est bien plus simple comme ça, et qu'il a déjà suffisamment de problèmes pour se soucier de ce que les autres ont à lui raconter.


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pseudo et âge ◆ potterbird, toujours le même âge depuis le compte précédent

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où avez-vous connu le forum ? ◆ il m'a trouvé

un commentaire ? ◆ encore un perso qui a des problèmes zen
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sweet - older by the minute

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Sujet: Re: Niels — Look what you made me do — Mer 20 Sep 2017 - 1:25


you'll never stop the waves
you can only let go and drown

chapitre 1 ◆ Ses doigts minuscules avaient glissé de la main de sa mère, et il avait couru vers les balançoires. Perdu au milieu de cette foule de bambins, il passait le plus clair de son temps à les observer, à contempler les adultes aussi pour mieux les imiter, pour mieux comprendre le monde qui l'entourait. Ce monde si vaste qui lui coupait le souffle à chaque fois qu'il faisait de nouvelles découvertes ; comme les pochoirs que son oncle lui avait offert pour son anniversaire, ou la teinte du ciel qu'il pouvait admirer par la fenêtre de sa chambre qui semblait changer chaque soir. Il avait couru et il s'était balancé vers les nuages, ses petites jambes battant et fendant l'air alors que son esprit partait à la dérive, que son esprit voguait vers la mer à l'écume céleste qu'il affectionnait tant. Dans la lune, il se rappelait maintenant ce que sa mère lui avait dit quand son grand-père avait fini par disparaitre, un jour dans un lit d'hôpital et le lendemain évaporé. « Maman ? » Il s'était arrêté, ses deux pieds à nouveau sur le plancher. « Comment il a disparu, Grand-Papi ? » Sa mère paraissait si grande qu'il était obligé de tendre le cou. « Il est tombé malade. », répondit-elle dans un souffle, tandis que Niels s'imaginait déjà le pauvre vieillard en train de rouler dans les escaliers, tombant et s'écroulant au point de cracher ses poumons. « C'est pour ça qu'il faut bien te laver les mains. Et les dents, trois fois par jour. Sinon tu vas attraper des microbes. » L'enfant fronçât les sourcils. « Ça ressemble à quoi les microbes, Maman ? » Elle soupira cette fois-ci, ennuyée par les questions de son unique enfant. Heureusement qu'elle n'avait pas gardé le deuxième, elle aurait dû redoubler d'efforts pour trouver une réponse à tout. « Ce sont des petites bêtes qu'on ne voit pas. Elles se mettent partout. Sur ton manteau, sur tes doigts. Et puis si tu ne fais pas attention, elles te rendent malades. Comme Grand-Papi. » Le garçonnet avait cédé sa place à une petite fille, renonçant à la balançoire, préférant resté assis sur le banc, les mains fourrées au fond de ses poches ; par peur d'attraper les microbes, avait-il expliqué à un autre bambin.

Ce soir-là, il s'était lavé trois fois les mains.

chapitre 2 ◆ Il ne voyait plus très bien ; un peu de buée dans son regard, rien de bien méchant. Si on lui avait demandé, il aurait sûrement répondu qu'il s'agissait d'une allergie, d'une poussière qui avait décidé de venir tomber là, juste au coin de ses yeux. La vitesse du véhicule l'empêchait de tourner la tête pour observer le paysage, pour contempler le ciel et le soleil qui se couchait à l'horizon. Tout était flou, brouillé par l'obscurité qui reprenait doucement le dessus sur le jour tandis que ses ongles grattaient frénétiquement l'intérieur de ses paumes. « Tu ne peux vraiment pas t'en empêcher. » La voix du conducteur le laissa indifférent ; cette voix qui avait pourtant pris l'habitude de murmurer son prénom au milieu de la nuit, quand tout était calme et que son esprit chassait toutes les pensées qu'il ne supportait plus. Cette voix qui le berçait entre leurs draps, cette voix qui lui arrachait des soupirs incontrôlés, cette voix qui le rendait fou lorsqu'elle n'était plus là pour le raccrocher à la réalité. Cette voix qu'il maudissait maintenant, depuis quelques semaines, cette voix pleine de dégoût qui le connaissait par coeur. « Laisse-moi là. » Niels avait répondu sans réfléchir. Il n'en pouvait plus, de cette vie-là, des reproches incessants qui lui collaient à la peau, qui lui rongeaient les os. Plus cette voix lui parlait et plus il se sentait sali, plus il pouvait imaginer les petits insectes grouillant sur lui, se délectant de sa chair tendre. Il en devenait fou, au point de faire une crise chez ses propres beaux-parents, incapable de toucher à ses couverts ou son assiette, angoissé à l'idée de prendre une bouchée d'un plat qu'il n'avait pas préparé lui-même, contrarié de devoir s'asseoir sur une chaise où le chat s'était sûrement prélassé quelques instants auparavant. Au point de s'en rendre malade, exactement comme Grand-Papi, se disait-il à chaque fois, redoutant que le pire soit enfin arrivé. « Laisse-moi là. », insista-t-il, ses ongles grattant maintenant ses bras. « C'était mignon cinq minutes, Niels. Mais tu as un problème. Un sérieux problème. » Il n'avait pas envie de l'entendre, pas ce soir. Cette voix lui fendait les tympans à force de lui rabâcher les mêmes horreurs. Soit-disant qu'il n'était pas normal, qu'il était fou, qu'il n'avait pas besoin d'un psy mais d'un bon coup sur la tête pour lui remettre les idées en place. La voix lui avait déjà ligoté les mains pour l'empêcher de nettoyer tout ce qui trainait dans l'appartement. Mais Niels avait quand même réussi à se munir d'un couteau, menaçant de le planter dans son ventre si on ne le libérait pas. Si on ne le libérait pas sur le champs. « Laisse-moi là. » Il parlait plus fort que la voix, mais il tremblait, les menaces au bord des lèvres. « Sinon quoi ? » La voix riait. « Espéce de taré... Tu es malade Niels, tu le sais ? Tu auras beau te laver mille fois par jours, tu seras toujours malade. » Et ses doigts fébriles avaient agrippé le volant sans réfléchir, le geste brusque précipitant leur perte.

Lorsque Niels ouvrit les yeux, sept mois plus tard, la voix était déjà six pieds sous terre. Mais il pouvait encore l'entendre. Parfois. À croire que c'était elle qui l'avait réveillé.

chapitre 3 ◆ La mélodie de la cafetière avait quelque chose de rassurant, le son des pages du journal qu'on tournait lui apportant un rythme harmonieux. Une douce symphonie dont Niels ne pouvait se passer, déjà habillé, le col de sa chemise dépassant de son épais pull en laine. Il y avait un verre qui trainait dans l'évier depuis la veille ; c'était même Niels qui l'avait laissé trainer là. Et tandis qu'il versé le café de Len dans la tasse qui lui était réservée, il observait le récipient qui n'attendait qu'à être nettoyé. Mais pas d'urgence, si ce n'était celle de servir Lennart et tenter de le retenir quelques secondes de plus, grapiller quelques instants supplémentaires au creux de ses bras, s'imprégner de son parfum et oublier tout le reste. Les années avaient filé et l'avaient conduit jusqu'ici, entre ces bras-là. Jusqu'à son remède.
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