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 and he says girls your age never mean what they say....

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creature - frozen in time

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◆ Minutes : 51
◆ Erre ici depuis : 14/08/2017

◆ Âge : 23 ans selon sa plastique et ses jeans troués mais définitivement 41 ans
◆ Métier : Secrétaire, en charge de l'accueil et du café à l'institut de recherche de la ville

◆ Dispo RP : Disponible , 1/3 : Gabriel, Isak

◆ Avatar : Camila Mendes
◆ DC : Noah, le sugar daddy; Ava, la wonder mom & Len', le comptable sexy
◆ Crédits : merewen

Sujet: and he says girls your age never mean what they say.... — Lun 23 Oct 2017 - 0:37

septembre 2017

"Café ?" Le sourire de Grace comme à chaque fois, était impeccable. Aucun détail de son apparence n'avait été laissé au hasard et le fait que l'on soit lundi matin n'affectait pas vraiment la routine de la brune. Si un miroir offrait un regard assez inquisiteur et précis, l'oeil de l'espagnole était encore plus impitoyable et elle était son propre juge et bourreau.

Une généreuse couche de fond teint avait été appliqué sur ses pores, ses sourcils étaient parfaitement dessinés et une bonne couche de mascara mettait en valeur ses yeux couleur noisette, de même que ses lèvres, maquillées par ce rouge à lèvres violet foncé qu'elle portait depuis ses quinze ans. Absolument rien ne venait déranger son apparence, de ses boucles brunes, à la pointe de ses talons aiguilles, c'était quelque chose que Grace maitrisait, contrôlait et dont elle était particulièrement fière. C'était une chose de moins sur sa liste, ça, plus le sourire plus que travaillé qu'elle lançait à ses collègues avant de s'engouffrer parmi les allées de bureaux et de distribuer les tasses de café. Aucune commande n'avait été oubliée et Grace faisait en sorte de contenter tout le monde avant de retourner à son poste à l'accueil, pour répondre au téléphone. Apporter le café était optionnel mais la brune avait une raison particulière de laisser son oreille s'aventurer au milieu des chercheurs et de leurs tests compliqués. Elle était au bon endroit, le bon endroit pour découvrir la solution, craquer le mystère qui avait ruiné sa vie, celui qui faisait que son image ne changerait pas.

Un rêve pour certain, une bataille de tous les jours pour Grace. Mais baisser les bras ne faisaient absolument pas parti de son vocabulaire, quelque part, il y avait une solution et si la science avait réussi à faire des bonds en avant ces dernières années eh bien... ils trouveraient un remède, quelque chose. N'importe quoi. Pas pour elle, mais au moins pour Daniel. La brune faisait de son mieux pour chasser son père de son esprit pendant les heures de travail, elle s'occupait avec des taches mondaine, triait des e-mails, faisait des photocopies et se laissait distraire par des rumeurs de bureaux. Parce que c'était facile, plus facile que de regarder l'heure défiler et penser au moment où elle passerait les portes de l'hôpital de la ville. Ses visites aidaient, le médecin qui suivait Daniel le lui avait assuré, elle lui permettait d'établir une routine et de se faire peu à peu à l'idée que tout allait bien. Grace était devenue sa constante, oui, elle, sa constante, alors qu'il avait manqué à sa vie pendant des années, voilà que sa santé, le peu de lucidité qu'il avait dépendait d'elle. L'ironie ne lui échappait pas, elle lui serrait le coeur et quand Grace y pensait trop, elle préférait réarranger ses boucles brunes ou lisser les pans de sa jupe ou s'assurer que rien ne manquait dans son sac. C'était tout de suite plus simple.

Mais il n'y avait pas d'échappatoire et Grace s'était promis, jurée de ne pas passer à autre chose. Quelque part, il y avait un futur pour elle et son père. Les visites régulières n'étaient que la première étape. Son bureau fut rangé facilement et Grace réduit en peu de temps la distance qui la séparait de l'hôpital, un exploit dans de telles chaussures mais c'était ça l'avantage d'avoir été élevée par une mère omniprésente, elle était devenue femme avant d'apprendre à être une petite fille. "Oh Grace, quel plaisir de vous revoir, il aura deux visiteurs aujourd'hui." Une des infirmières lui avait offert un sourire au détour d'un couloir et Grace marqua une pause, perplexe. "Un autre visiteur ? " L'inflexion dans la voix de la Kristensen était sans appel et elle accéléra le pas, ses talons claquant sur le carrelage froid et immaculé. Elle ouvrit la parole avec une force qu'elle ne se connaissait pas, ses yeux balayant rapidement la chambre. Son père n'était effectivement pas seul, un autre homme, tout aussi âge que lui, se tenait à ses cotés, un ami ? Grace en doutait, sa mémoire lui faisait rarement défaut et elle oubliait facilement ceux qui décidaient de s'en pendre à la secrétaire quand leur rendez vous était écourté.

"I'm sorry... Am I interrupting something ?" Son regard était fixé sur l'intrus dans la pièce, un sourcil dressé, à la recherche d'une raison valable pour sa présence. Gabriel Nygaard aurait du être la dernière perrsonne à se trouver ici. "Oh Grace... Grace, regarde qui est venu me rendre visite c'est ..." Le sourire de Daniel était sincère et honnête, le genre de sourire qui n'était réservé qu'à sa fille en temps normal, ce fut uniquement ce sourire-là qui poussa Grace à l'interrompre. Non, personne ne devait entrer dans leur bulle, ça ne faisait définitivement pas parti du plan. "Je sais qui est cet homme Papa, ce que je ne comprends pas c'est ce qu'il fabrique ici." Grace croisa les bras sur sa poitrine, sa main gauche serrant avec un peu plus de force la bandoulière de son sac. "Ne me dites pas que vous êtes là pour vous excuser... Vous avez des semaines de retard."

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Sujet: Re: and he says girls your age never mean what they say.... — Ven 10 Nov 2017 - 23:33


 Grace & Gabriel
Cela faisait maintenant plusieurs dizaines de minutes que Gabriel était assis sur cette chaise, qui, si elle avait jusqu'à présent paru accueillante, devenait progressivement inconfortable. Il aurait bien bougé, histoire de se dégourdir les jambes, juste un petit tour dans le couloir, s'étirer, détendre ses muscles. D'ailleurs, en temps normal, il l'aurait fait. Compte tenu de son âge de plus en plus avancé, et de sa position professionnelle, il avait depuis longtemps pris l'habitude de ne pas se censurer lorsque lui venait l'envie de faire quelque chose. Un truc de white old man probablement, le sentiment d'impunité dont il jouissait sans même en avoir conscience. Gabriel se levait en réunion s'il le voulait, il avait le pouvoir de couper la parole, il criait des ordres auxquels on obéissait, il raccrochait le téléphone sans dire au revoir si son interlocuteur s'évertuait à débiter des sornettes. S'il avait le sens des conventions sociales, toutefois, il faisait peu de cas de la sensibilité des gens lorsqu'ils l'agaçaient - ce qui arrivait souvent. Il se donnait donc le droit ultime de couper court à tout échange qui l'indisposât. Mais là... là, il semblait difficile de qualifier la situation de "temps normal". Là, dans cette chambre d'hôpital, après des années d'absence, il se retrouvait à veiller un vieil ami, presque par hasard. Daniel et Gabriel, une histoire dont le début se noie dans le brouillard de sa vie : un camarade comme on en trouve peu. Un bon souvenir. Et puis, la Vie qui vient et les sépare, envoyant l'un sur le chemin de la paternité et de la politique, et l'autre vers... vers quoi donc ? C'est un heureux hasard que le regard du directeur de cabinet soit tombé sur ce nom, un parmi une liste interminable, de patients admis à l'hôpital de Vejle. Probablement pas très légales, comme informations, et il ne savait toujours pas par quel hasard ces papiers s'étaient retrouvés sur son bureau. Pourtant le fait est qu'ils y étaient ; et qu'en règle générale, dès que quelque chose atterrissait sous les feux de son regard glacé - plus encore dans le périmètre sacré de son lieu de travail - il se sentait obligé d'y prêter attention. Qu'il s'agisse d'un simple ticket de carte bleue ou d'un dossier de cent pages, rien ne lui échappait. D'ailleurs, rien ne devait lui échapper. Il était la vigie, la mémoire institutionnelle de la ville depuis six ans. Il connaissait ses employés et leur emploi du temps, les dossiers en cours et les dernières humiliations publiques des uns et des autres. Son cerveau était comme un disque-dur au bord de la saturation ; une chance que le divorce et la vie indépendante de ses quatre enfants aient libéré un peu d'espace. Cependant ces quelques lettres en caractère d'imprimeries écrites noir sur blanc avaient fait ressurgir une vague de souvenirs qui s'était tranquillement enfoncés dans les sables profonds de sa mémoire. Annulant un rendez-vous, il avait pris son manteau et ses gants pour affronter le froid et traverser la ville jusqu'à atteindre l'hôpital. Il aurait peut-être dû prévenir de sa visite, ou même informer son équipe qu'il s'absentait, mais la spirale de questions dans laquelle son cerveau s'était laissé entrainé demandait une résolution immédiate. Peut-être que le monde survivrait si Nygaard s'abstenait une heure ou deux de son bureau. Et sinon, eh bien, tant pis. Il brosserait les marques laissées par l'Apocalypse de son manteau et recommencerait à organiser son petit monde.

Heureusement, Daniel était lucide et en état de recevoir des visites : la surprise et la joie que le patient éprouva en revoyant le visage ridé de Nygaard furent manifestent et réchauffèrent à son tour le coeur de son visiteur. Et depuis qu'ils s'était installé là, ils n'avaient cessé de se remémorer leurs expériences communes ou d'expliquer à l'autre, dans les grandes lignes, ce que le destin avait bien voulu faire d'eux. Presque comme deux hommes ordinaires ; comme s'il l'un ne se trouvait pas aux portes de la mort, comme si l'autre ne trainait pas ses regrets comme un boulet derrière lui.

Et puis la porte s'ouvrit un peu plus violemment qu'ils ne l'attendaient. Son instinct dicta à Gabriel qu'il ne s'agissait pas d'une infirmière ni d'un membre du personnel médical, et, obéissant à une pulsion de curiosité, se retourna - seulement pour se retrouver nez à nez avec la secrétaire de l'Institut, qui, à peine entrée, en profita pour l'agresser. Les airs désagréables de la jeune femme n'avaient donc pas disparu depuis leur dernière rencontre, bien, bien. Non, il ne l'avait pas oublié, cette gamine qui du haut de sa vingtaine et de ses talons s'était permis de lui répondre de manière affreusement déplacée lors de sa visite à l'Institut. Et voilà qu'elle débarquait dans le havre de souvenirs qu'il venait de construire. Vejle était une petite ville, mais il y aurait dû y avoir des endroits spécifiques pour échapper aux parasites.

« Papa ?! » Il se retourna, un sourire dramatique figeant sur son visage une expression à la croisée de la moquerie et de l'incrédulité. Mais Daniel ne réagissait pas, sauf les étoiles qui venaient d'apparaître dans ses yeux. Visiblement, il ne comptait pas congédier l'intruse, ni lui demander au nom de tous les dieux du panthéon nordique ce qu'elle foutait là. L'information le frappa avec une demi-seconde de retard : Daniel était donc bien le père de cette... de cette quoi, d'ailleurs ? Les miettes de sa bienséance l'empêchaient de phraser son qualificatif pour la jeune femme, mais de toute évidence il ne s'agissait pas d'un plaisant compliment. « Bonjour à vous aussi, rétorqua-t-il avec une ironie qui dissimulait mal son hostilité. Je vous rassure, ce n'était pas dans mes plans. Je vous donne vraiment l'impression d'être venu vous chercher ? » Son ton était sec et sans appel. Il se doutait bien que Daniel devait être troublé par l'échange entre sa fille et son ami mais il était sur que Grace pourrait lui fournir une explication. Il voulut lui tourner le dos, reporter son attention vers l'homme alité, mais quelque chose dans la raideur non naturelle de la brune le retint. Sourcils arqués, lèvres pincées, la jeune femme semblait attendre quelque chose. Le danois soupira ; elle allait lui donner mal à la tête à force de rester toute droite, les muscles si contractés et son expression si fermée. Qu'elle prenne une chaise ou qu'elle sorte faire son caprice ailleurs. « Ne restez pas plantée là, vous perturbez l'atmosphère de la pièce. Je ne sais pas ce que j'ai pu vous faire mais vous êtes vexée appelez ma secrétaire et inscrivez-vous sur la liste d'attente, elle se chargera de vous envoyer des fleurs ou de vous concocter un mot d'excuses, ce que vous préférez. » Et en effet, la liste des plaintes à son encontre était longue.

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Draco dormiens nunquam titillandus.
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